Insectes, maladies et erreurs de culture

Cette page est transposée de la page « Erreurs, insectes et maladies - le guide pratique », disponible sur le site « Les Orchidophiles de Montréal ». Elle donne des pistes pour mieux comprendre l'origine des principaux symptômes.

Symptômes causes possibles solutions proposées
Croissance insuffisante ou arrêtée. Substrat défraîchi, malodorant, contenant des algues, des moisissures. Racines pourries. Emplacement trop sombre, excès d’arrosage ou fertilisation insuffisante. Pot trop grand. Dépoter l'orchidée, nettoyer les racines en coupant celles qui ne sont pas saines. Rempoter dans un nouveau substrat dans un pot de grosseur adéquate. Déposer dans un endroit bien éclairé et qui respecte les besoins de la plante. Fertiliser régulièrement avec du 10-4-3 lors de la reprise.
Taches à la surface des feuilles d'abord blanc jaunâtre puis brunes. Plante placée trop près de la fenêtre ou trop près des tubes ou lampes pour éclairage artificiel. Une vaporisation en plein soleil peut causer ce type de dommage. Protéger du soleil direct. Éloigner l'orchidée de la source lumineuse?
Ne pas traiter les plantes à l’huile si elles sont exposées au soleil, l’huile agit un peu comme une loupe sur les feuilles.
Taches sur et sous les feuilles, irrégulières mais bien marquées de couleur jaunâtre, déprimées, devenant brunes et sèches. Effondrement des tissus sous l'effet de la chaleur qui s'attaque au système radiculaire. Exposition prolongée dans une atmosphère trop sèche. Choisir un emplacement plus frais, plus humide et légèrement ombragé.
Taches brunes et feuilles flétries. Erreurs de culture au niveau des arrosages, ou de l'éclairage, de la ventilation et de la température. Enlever les feuilles mortes, tailler le bout des feuilles flétries et poudrer le point d'insertion avec du charbon de bois ou du soufre.
Les feuilles ne se déplient pas et poussent en accordéon. Racines endommagées par l'eau qui stagne. Humidité ambiante insuffisante. Dépoter l'orchidée, nettoyer les racines en coupant celles qui ne sont pas saines. Désinfecter avec du charbon de bois. Rempoter avec un nouveau substrat. Augmenter l'humidité ambiante.
Pointes des feuilles brunes et sèches chez les vieilles feuilles et parfois sur les nouvelles. Air trop sec, saturation du substrat par excès d'engrais ou eau trop calcaire et riche en sels minéraux. Humidité stagnante. Augmenter l'humidité atmosphérique. Rincer le substrat à l'eau courante tiède régulièrement. Suspendre temporairement l'apport d'engrais. Vérifier la qualité de l’eau d’arrosage. Utiliser l’eau de pluie ou osmosée si le taux de sels minéraux est trop élevé.
Feuilles vert clair ou marbrées. Carences en magnésium ou en fer. Plus fréquent chez les Cymbidium, Zygopetalum et Paphiopedilum (Attention, il ne s'agit pas des feuilles panachées). Le feuillage vert pâle tournant au jaune peut être aussi un excès de lumière. Apport de magnésium et de fer dans l'engrais de bonne qualité. Vérifier sur le contenant et l’éclairage.
Bourgeons flasques, chute de bourgeons floraux. Éclairage insuffisant, froid au niveau des racines, nutrition insuffisante. Air chargé d'éthylène à proximité des fruits (pommes) ou manque d’humidité ambiante. Un manque d’eau peut provoquer l’avortement des bourgeons floraux et la chute des boutons. Éviter les refroidissements subits. Ne pas modifier l'orientation de l'orchidée par rapport à la source lumineuse durant la formation des bourgeons.
Augmenter l’humidité ambiante. Vérifier l’arrosage.
Feuilles collantes, pousses déformées. Pucerons : ils s'attaquent préférablement aux jeunes pousses tendres et aux fleurs. Il en existe de teintes différentes : les plus communs, de couleur verte, mesurent de 2 à 3 mm. Ils sont plus fréquents près des fenêtres ouvertes et dans l'air trop sec. Essuyer à la main, puis vaporiser un savon insecticide de type Safer's ou de savon noir. Répéter deux fois à un intervalle de 7 à 10 jours.
Formation de miellat et de suie (fumagine), taches jaunes sur les feuilles, pustules jaunâtres à brunes sous les feuilles et les pseudobulbes. Chute des feuilles. Cochenilles à carapace : elles se cachent avec leurs oeufs sous une couche cireuse blanc jaunâtre ou brune. Les larves sont minuscules et agiles, on les voit rarement. Plus fréquentes dans l'air desséché. Gratter les carapaces avec l'ongle ou un bâtonnet. Essuyer la plante avec un chiffon d'eau savonneuse ou d'eau alcoolisée. Si cela ne suffit pas, vaporiser ensuite avec un savon insecticide. Répéter cinq fois à 5 jours afin de couvrir tout le cycle de vie.
Sécrétions cireuses qui ressemblent à de la laine blanche ou du coton hydrophile.
Fréquentes aux aisselles des feuilles et sur les hampes florales. Croissance ralentie.
Cochenilles farineuses : (ou cochenilles des serres) et cochenilles à longue queue. Elles appartiennent au même ordre que les cochenilles à carapace. Plus fréquentes dans l'air desséché (chauffage). Passer un pinceau ou un coton-tige imbibé d'alcool sur les parties infestées. Augmenter l'humidité ambiante. Si insuffisant, vaporiser un savon insecticide. Répéter cinq fois à 5 jours afin de couvrir tout le cycle de vie de l’insecte.
Feuilles piquetées d'argent. Feuilles qui jaunissent. Présence de petites toiles. Acariens (araignées rouges) : ils sont très fréquents dans l'air sec (chauffage). Ils attaquent les Phalaenopsis, Cymbidium, Dendrobium et les Paphiopedilum. Augmenter l'humidité atmosphérique. Si l'infestation est majeure, utiliser un sac en plastique transparent (pour vêtement si la plante est grosse) afin de maximiser le degré d'humidité. Saupoudrer avec du souffre horticole. Ne pas nettoyer la plante pendant 2 semaines afin de laisser le produit agir.
Fleurs tachées, rabougries. Boutons floraux malformés. Feuilles à l'aspect argenté.
Traces de piqûres minuscules et très serrées sous les feuilles, souvent déjections noires et brillantes.
Thrips : insecte brun foncé mesurant de 1 à 2 mm, qui possède sur le dos deux paires d'ailes noires et blanches accolées. La larve à peine visible se tient sous les feuilles. Le thrips suce la sève des feuilles, des bourgeons et des fleurs. Air trop sec (chauffage). Ils sont vecteurs de transmission des virus. Vaporiser un savon insecticide particulièrement sous les feuilles. Répéter cinq fois à 5 jours afin de couvrir tout le cycle de vie de l’insecte. Augmenter l'humidité ambiante.
Bourgeons, pousses et tiges florales rabougries. Cantharides et mites de l'orchidée : ils attaquent plus fréquemment les Paphiopedilum. Ils sucent les bourgeons et les pousses tendres. Les mites attaquent les plantes faibles et rongent les racines de l'extérieur. Saupoudrer avec du souffre horticole. Ne pas nettoyer la plante pendant 2 semaines afin de laisser le produit agir.
Dégâts sur les racines, plante maladive. Moucherons : ils mesurent de 4 à 7 mm et s'envolent dès qu'on bouge le pot. Les larves aiment la tourbe et l'humus et elles s'attaquent aux racines si elles ne trouvent rien d'autre. Contagion par les plantes d'appartement qui ont un sol trop humide. Les cloportes peuvent causer ce genre de dégâts bien qu’ils se nourrissent de matière en décomposition, ils peuvent s’attaquer aux racines et pseudobulbes aussi. Rubans collants de couleur jaune. Plaquettes insecticides (attention, peut être dangereux pour les animaux). Laisser sécher la surface du sol entre les arrosages.
Pour les cloportes qui ne sont pas des insectes mais plutôt des crustacés, utiliser un insecticide à base de pyréthrine.
Racines rongées, croissance ralentie. Collemboles : ce sont de petits animaux blancs, longs de 1 à 3 mm et sauteurs. Ils ressemblent à des asticots.
Ils se nourrissent de tourbe en décomposition, et aussi aux racines. Leur présence est due à un arrosage trop abondant en période peu éclairée.
Arroser avec une solution insecticide comme le diméthoate.
Parties rongées, trous dans les feuilles et les pseudobulbes, traces gluantes. Escargots et limaces : ils sont introduits par les orchidées ayant séjourné à l'extérieur. Utiliser des pièges à limace.
Taches sur le feuillage, croissance ralentie, pourriture. Fusarium : ses spores sont présentes dans l’air ambiant. Il s’installe en surface du pot, dans les rhizomes et pseudobulbes. Plantes placées en milieu trop froid ou trop humide. Fertilisation trop riche en azote ou mauvaise aération. Les Miltonia, Odontoglossum, Zygopetalum et les Cattleya sont plus fréquemment atteints. Enlever les parties atteintes avec un instrument désinfecté à l'alcool. Désinfecter la plaie de coupe avec du charbon de bois ou du soufre. Tremper toute la plante avec les racines dans un fongicide et rempoter dans un nouveau substrat. Augmenter la ventilation.
Taches sur le feuillage. Cercospora : ce champignon s'attaque aux plantes sur le feuillage sous forme de tache. Température ambiante trop fraiche et trop humide. Ventilation déficiente. Comme pour la fusariose. Augmenter la ventilation. Éviter de vaporiser le feuillage.
Dépôt de spores jaunâtres à rousses sur les feuilles. Rouille de l'orchidée : elle est causée par une contamination, une humidité ambiante trop élevée et un manque de ventilation. Enlever les parties atteintes, isoler la plante. Plonger toute la plante dans un fongicide et rempoter. Augmenter la ventilation.
Fleurs tachées. Botrytis : ce champignon se développe sur les orchidées dont la fertilisation est trop azotée, ou dont les feuilles sont restées humides, ou par contagion par d'autres plantes d'appartement. Enlever les parties atteintes, désinfecter la coupe au charbon de bois ou avec un peu de cannelle, vaporiser un fongicide et augmenter la ventilation.
Blessures suppurantes au bord des feuilles et sur les jeunes pousses (pourriture molle). Taches rougeâtres sur les feuilles. Collet devenant noirâtre, pourriture sur les bulbes. Pourriture noire (black-rot) : elle est causée par le pythium. Les jeunes plants peuvent fondre en une seule nuit. L'air trop humide, l'eau stagnante, la température trop basse et un manque de ventilation en sont les causes. Comme pour les autres maladies cryptogamiques : enlever les parties malades, désinfecter au charbon de bois (poudre). Plonger toute la plante dans un fongicide et rempoter dans un nouveau milieu. Augmenter la ventilation.
Traces gluantes ou huileuse sur les feuilles, à la base de celles-ci et les pseudobulbes.
Tissus jaunes et vitreux.
Infection bactérienne : elle est transmise par l'eau, les outils d’entretien (sécateur), le milieu d'empotage ou des conditions hygiéniques déficientes. Traitement peu efficace. Si l'atteinte n'est pas sévère, enlever les parties malades, sinon jeter la plante.
Saupoudrer, après nettoyage de la zone contaminée, avec de la cannelle. Augmenter la ventilation.
Fleurs rabougries et décolorées, petites taches, taches circulaires ou traits noirs et bruns sur les feuilles. Infection virale : les virus sont transmis d’une plante à l’autre par un vecteur; soit un insecte piqueur comme le thrips, le puceron ou par une méthode d’entretien inadéquate avec des outils non désinfectés (sécateurs). Jeter la plante atteinte ou l'isoler complètement afin de vérifier s'il s'agit bien d'une infection virale, car les fleurs mal formées ou tachées ne sont pas nécessairement dues à une infection virale. Désinfecter les outils d’entretien. Contrôler les populations d’insectes vecteurs.

Sources