Portraits de Nicolas Sarkozy

Deux ou trois fois par semaine, le soir, il court. Des tours et des tours de jardin, au petit trot. Il court plus d'une heure, dans le parc du ministère. Il court, donc, et c'est quelque chose de voir ce ministre qui transpire repasser dix fois, vingt fois, cinquante fois même devant les fenêtres derrière lesquelles travaillent les hauts fonctionnaires de la police nationale. (...) Cela crée une sorte de respect. Lui affirme seulement : « C'est ma façon à moi de décompresser.»

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Ils se trompent, cependant, ceux qui croient que la machine Sarkozy ne carbure qu'à l'activisme médiatique. Si l'homme a pu surprendre jusqu'à ses pires ennemis, et ce d'abord sur le front des idées, c'est aussi qu'il sait s'entourer. « C'est une éponge, Nicolas », aime à répéter Cécilia.

Parler avec simplicité, agir au cœur de la modernité, voici les formules-clés. « Parler clair, c'est finalement parler moderne », affirme Nicolas Sarkozy.

« Comme elle me fait sourire, cette polémique, avec tous ces titres : Sarko en fait-il trop ? Mais si vous saviez comme, le soir venu, je pense que je n'en ai pas fait assez ! J'ai rarement été arrêté dans la rue par un Français qui me disait: Sarko, avec vous, le problème c'est que vous en faites trop", a-t-il ironisé.

"Je veux parler comme tous les Français, clairement, simplement », a également dit M. Sarkozy. « Je veux redonner du crédit à la parole politique (...). Un responsable politique doit redonner de l'espoir en montrant à chaque Français que la réussite est possible pour lui à condition qu'il s'en donne la peine ».

Nicolas a lâché un jour, dans une interview, cette phrase qui a sidéré sa famille : « Ce qui m'a façonné, c'est la somme des humiliations d'enfance... Je n'ai pas la nostalgie de l'enfance parce qu'elle n'a pas été un moment particulièrement heureux. »