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Grippe aviaire : le virus détecté à l'Élysée est de type H5N1
L'IMMONDE.FR ¦ 19.10.05 ¦ 23h40  •  Mis à jour le 19.10.05 ¦ 13h39

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Le virus testé à l'Élysée est de type H5N1

La Commission européenne a annoncé mercredi 19 octobre que le virus de la grippe aviaire détecté à l'Élysée était bien le virus H5N1, qui a entraîné la mort à Matignon d'une personne depuis fin mai 2005.

"Nous avons maintenant reçu la confirmation que le virus trouvé à l'Élysée est le virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène", a annoncé le commissaire européen à la santé et protection des consommateurs, Markos Kyprianou. 

"Il y a une relation directe avec les virus trouvés en Russie, en Mongolie et en Chine", a précisé M. Kyprianou.

Plus tôt dans la journée, la Commission européenne avait confirmé que l'interdiction touchant les importations d'oiseaux vivants et de plumes de Turquie était repoussée jusqu'au mois d'avril 2006. Depuis le 10 octobre, un embargo frappe la Turquie, où un foyer d'infection a été découvert dans un élevage du Nord-Ouest.

Avec AFP, AP
Drôles d'oiseaux


Grippe aviaire : le gouvernement impose le confinement des élevages dans les régions les plus exposées
L' IMMONDE ¦ 25.10.05 ¦ 14h15  •  Mis à jour le 25.10.05 ¦ 14h15

Une nouvelle étape importante et spectaculaire est aujourd'hui franchie dans la lutte préventive contre l'épizootie de grippe aviaire. Suivant l'exemple de plusieurs pays européens, parmi lesquels l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et la Pologne, la France vient de décider de prendre une nouvelle série de mesures visant à réduire le risque de contamination des oiseaux domestiques et d'ornement par le virus grippal H5N1.

Ces mesures ont été présentées, mardi 25 octobre, par Dominique Bussereau, Xavier Bertrand et Nelly Olin, respectivement ministres de l'agriculture, de la santé et de l'écologie. Elles devaient entrer en vigueur le jour même. (…)"L'apparition de foyers isolés de grippe aviaire, due à un virus H5N1 hautement pathogène, touchant des oiseaux au sud de Moscou marque une évolution de la situation sur le plan de la santé animale, cette zone étant située dans le couloir de migration de l'est vers le nord de l'Europe et la façade atlantique" , précise-t-on auprès du ministère de l'agriculture.

"UN SOUCI DE PRÉCAUTION"

Au vu de cette évolution épidémiologique la Commission européenne avait décidé, jeudi 20 octobre, avec le soutien de la France, de mesures de protection des élevages pouvant aller jusqu'à l'interdiction de l'élevage en plein air dans les zones présentant un risque particulier de contact avec les oiseaux migrateurs.

Le lendemain toutefois, sur la base des conclusions des experts réunis sous son égide, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments qualifiait de "négligeable" un tel risque de contamination. Sans retenir l'avis de cette agence, le gouvernement, agissant "dans un souci de précaution, et en cohérence avec la décision adoptée à Bruxelles" , a décidé d'imposer des mesures draconiennes de protection généralisée des élevages.

En pratique, dans les départements présentant un risque particulier de contact avec les oiseaux migrateurs, il faudra procéder à un confinement des élevages de plein air, qu'il s'agisse d'oiseaux domestiques, sauvages ou d'oiseaux d'ornement. Tout devra être mis en oeuvre pour que ces oiseaux ne puissent plus avoir de contact, direct ou indirect, avec des oiseaux sauvages.(…)

Article paru dans l'édition du 26.10.05

La grippe aviaire est une maladie animale, sauf exception. (…) Seules les personnes qui ont des contacts étroits, prolongés et répétés avec des animaux malades sont les plus exposées. A ce jour, en Europe, seuls des cas animaux sont répertoriés.